Le Parc naturel régional du Luberon est le territoire idéal pour une pratique ludique du VTT. La preuve…

Texte de Grany.com
Photos : Patrick FREZE, Jean-Baptiste GUIGOU  et Grany.com

 

 

 

Au volant de son minibus, « Chabal » enroule les virages successifs de la route pittoresque qui remonte au Col de l’Aire des Masques, chainière du Grand Luberon et du Luberon oriental. Cette fois nous n’emprunterons pas la piste des crêtes mais un sentier en parallèle qui domine la face nord du Grand Luberon. Dix minutes de remonté agréable sous un soleil de plomb et le groupe rejoint le premier cèdre.  L’embouchure du single est bien là. Casque et protections en place, les premiers mètres sont hésitants tant la végétation rebelle nous cache l’emprise du single. Nos amis « Marseillais » qui n’ont pas pu s’empêcher d’exhiber leurs beaux avant-bras, vont rayer la carrosserie cutanée !

 

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La pente s’accentue et fait place à la première difficulté ; un virage tout en dévers et à l’assiette mouvementée qui fait une première victime. « Gros mollet », surpris, ne peut que prolonger sa trajectoire sous un gros pin ! Pas de dégâts, juste des yeux hagards qui cherchent à me convaincre que tout va bien… Mais ce passage coriace sonne bien comme un droit d’entrée dans cet océan de pierre qu’est le Grand éboulis de Pallière. Visible de toute la vallée, ce pierrier est traversé par un idéal single ; son assise toujours souple et homogène, permet de lâcher les freins malgré la pente. L’appui fuyant du virage médian pimente le franchissement. La défection de gros bloc sur la trajectoire et l’absence d’arbres limitrophes rend accessible ce majestueux pierrier. Les plus téméraires d’entre nous vont envoyer du gros, les autres moins habitués, vont doser le frein avant et empêcher l’écrasement de la fourche, prémices d’une fin d’équilibre fatale.

 

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Avant de s’élancer, chacun d’entre nous ressent le besoin de s’imprégner de ce lieu magique. Les dégradés de gris contrastent avec le vert émeraude des chênes. Le souffle du vide vient caresser notre tempe détrempée.


 

 

 

 

Top… Je pousse avec engagement le cintre face à la pente, le bike tente de s’échapper, je lâche les freins. Les vibrations assourdissantes du roulis s’engouffrent avec puissance dans tout mon corps. J’anticipe le virage à droite. Parfait, ma trajectoire est bonne, l’éboulis m’aspire jusqu’au freinage ultime où une branche corrompue vient me rappeler qu’il est temps de s’arrêter. Ouf… Plaisir brut d’une communion parfaite entre le pilote, l’instrument et les éléments naturels. Tout simplement génial !

 

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C’est alors qu’une cacophonie s’élève : « Oh putain… le soleil ! » Trop vite au tournant, «JB» vient de faire un monstre tonneau piqué en frontal intégral. Médaille d’argent pour «JB»? Accordée. L’effort répété de trois pilotes, à pieds joints sur sa roue en forme de huit, lui permet de poursuivre l’aventure !

 

La suite du vallon est un magnifique single empierré qui demande encore quelques alignements de toutes beautés. Plus bas, le chemin s’élargit. La vitesse nous gagne. «Bru», victime d’une nonchalance coupable ou d’une fatigue naissante, est la proie d’une ornière avariée… Cette grosse gamelle à vitesse élevée lui vaut une tournée générale et une médaille d’or accordée à l’unanimité ! En effet, le bilan comptable est lourd : un levier de commande de vitesse fendu, un fourreau de fourche fêlé (c'était ça la fuite !) un casque embouti, un jersey troué et un dos passablement rayé… Trop brutal ce « Bru » !

 

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On ne saura jamais si cette chute fut le déclencheur de son malaise vagal, ou si ce fut notre face à face terrible avec un gros 4x4 dans le dernier virage aveugle ! Nous arrivons au pied du Grand Luberon ; fin de l’acte 2. Midi passé, il est temps de reprendre ses esprits et des forces pour les deux descentes suivantes. Tête farcie de belles images, notre parcours de rêve se poursuivra sur le bassin versant opposé ; les Monts de Vaucluse…

 

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